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Ils sont prêts pour le retour à l’anormal

Le contexte des affaires a changé depuis le printemps 2020. La pandémie a forcé plusieurs entreprises à revoir leur façon de faire. Les priorités sont revues. Les chiffres sont plus que jamais à l’ordre du jour et de nouvelles questions sont posées.

Deux ans après la campagne « je suis plate », on reprend contact avec les CPA Geneviève Forgues-Lapointe et Pierre-Luc Laparé pour voir comment leur formation et les compétences qu’ils ont acquises leur ont permis de traverser plus efficacement les défis de la pandémie. Quelques leçons intéressantes pour quiconque aspire à devenir CPA.

« Prête pour le retour à l’anormal »

Nous discutons achat local, approvisionnement et positionnement stratégique avec la CPA Geneviève Forgues-Lapointe, participante de notre campagne « je suis plate ».

À la barre de son entreprise de vêtements pour bambins, la CPA et fondatrice de Les petites natures a su garder le cap durant la pandémie en anticipant les défis à venir. Discussion avec une femme d’affaires qui n’a pas baissé les bras.

 

Petites natures. Gros défis.

Geneviève Forgues-Lapointe CPA

Entrevue avec la CPA Geneviève Forgues-Lapointe

On a repris contact avec Geneviève Forgues-Lapointe, CPA et fondatrice de l’entreprise Les petites natures, deux ans après sa participation à la campagne « je suis plate ».

Salut Geneviève. Ça fait deux ans qu’on ne s’est pas vus. Qu’est-ce qui a changé chez toi?
Ce qui a changé, c’est la confiance que j’ai gagnée. Les décisions et les risques que j’ai choisi de prendre depuis 2018 se sont révélés profitables pour ma PME. Faire confiance à son instinct, c’est plus facile à dire qu’à faire! C’est normal de douter au début. La confiance grandit avec l’expérience.
La pandémie a bouleversé tout le paysage entrepreneurial au pays. Comment ça s’est passé pour Les petites natures?
En fait, pour nous, ç’a d’abord été… extrêmement intense! Mon chiffre d’affaires pour le deuxième trimestre de 2020 a bondi de 400 % comparé à celui de 2019. J’appelle ça un « beau » problème.
400 %, ça doit effectivement bousculer les plans. À quoi attribues-tu cette hausse?
Je crois que l’engouement pour l’achat local et les produits québécois a joué pour beaucoup. Ça, et le fait que les gens étaient confinés à la maison. Comme les magasins étaient fermés, ils se sont tournés vers les achats en ligne.
Justement, parle-moi de la force de ta présence en ligne.
J’ai vraiment une communauté forte qui me suit partout. Les gens partagent mes produits sur les réseaux sociaux et me « taguent » dans toutes les discussions portant sur l’achat local. L’effet boule de neige est indéniable sur les réseaux sociaux et ça se reflète sur les ventes.
Tu es une femme d’affaires, mais également une CPA. Quelle compétence de CPA as-tu utilisée ces derniers mois?
C’est ma vision stratégique, sans aucun doute. Au printemps, j’ai vu qu’on allait frapper un mur à l’automne si on n’ajustait pas notre stratégie. Les usines étaient fermées, il y avait une pénurie de matières premières et les couturières travaillaient à faire des blouses médicales et des masques. Je n’ai pas eu le choix que de me tourner vers de nouveaux fournisseurs à l’international pour pouvoir maintenir mes ventes et mes revenus. Pour y arriver, j’ai mis sur pied une deuxième division, avec un nouveau positionnement et des produits différents confectionnés ailleurs.
Mettre sur pied une deuxième division, on commence par où pour faire ça?
On commence par les chiffres! Pour que ça fonctionne, tu dois vite savoir si tu vas être rentable et, pour ça, tu dois calculer ton coût de revient. C’est le genre de situation où mon expertise de CPA se révèle très utile.
Parlons justement des CPA. Est-ce que leur rôle va changer après la crise?
Peut-être… En tout cas, je pense qu’on va arrêter de les voir comme des « casseurs de party ». Parce que quand tout s’arrête dans une entreprise, vers qui on se tourne? Vers les CPA!
Finalement, as-tu tiré une leçon de cette pandémie?
J’ai vu qu’il y a de beaux avantages à être une petite entreprise. Je m’explique : quand une crise comme ça survient et que toute l’activité économique est sur pause, tu dois quand même continuer à payer tes coûts fixes. Et plus ils sont bas, moins tu es exposé. Ça aide à mieux dormir la nuit!  

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« Pierre-Luc Laparé est prêt lui aussi »

Pierre-Luc Laparé a su combiner son flair pour les affaires et sa rigueur de CPA pour mettre sur pied Golf Avenue, une entreprise exclusivement en ligne spécialisée dans la vente d’équipement de golf de seconde main.

Le printemps 2020 aura été une étape cruciale dans l'évolution de Golf Avenue. Portrait d'un CPA entrepreneur qui a créé une organisation florissante. 

 

Comment Golf Avenue a corrigé son swing?

Entrevue avec le CPA Pierre-Luc Laparé.

Nous avions rencontré Pierre-Luc Laparé en 2018 dans le cadre de la campagne « je suis plate », pour discuter de la profession de CPA. Deux ans plus tard, on le retrouve pour parler business, pandémie et paternité.

Pierre-Luc Laparé CPA
Content de te retrouver, Pierre-Luc. Quoi de neuf depuis la dernière fois?
Par où commencer? Ah, oui! Je suis devenu papa! Aussi, pour Golf Avenue, ç’a été tout un parcours, avec une belle croissance à l’international. Notre entreprise est d’ailleurs en expansion. Avec Cycling Avenue, nous appliquons le même modèle que pour le golf, mais cette fois au vélo.
T’as pas chômé! Deux entreprises, un bébé, une pandémie… Comment le confinement a-t-il affecté ton entreprise?
La dernière année a été comme des montagnes russes. Un départ canon, de la croissance ici et à l’international puis, en mars, tout s’est arrêté. On parle d’une baisse des ventes de 50 %. La courbe de notre chiffre d’affaires – contrairement à celle de la COVID – s’est aplatie d’un coup!
Le confinement vous a donc frappé de plein fouet. As-tu eu à prendre des décisions difficiles pour assurer la survie de Golf Avenue?
Avec le recul, je pense que toute l’équipe a réussi à garder son sang-froid malgré l’incertitude. On a choisi de passer à 80 % de notre salaire pour un certain temps. C’est le genre d’ajustement sur les coûts fixes qui permet à une entreprise de retenir son souffle plus longtemps.
Avec le déconfinement graduel, le vent a tourné pour Golf Avenue. Comment ça s’est passé?
Nos affaires ont suivi l’agenda de déconfinement des différents pays. Les États-Unis ont parti le bal à la mi-avril. Dès la réouverture des terrains de golf, nos ventes ont repris pour le marché américain. Le Canada a suivi avec la réouverture des terrains en mai, puis ç’a été le tour de l’Europe. Et quand c’est reparti, on a carrément rattrapé toutes les ventes perdues.
Tu veux dire que le golf a gagné en popularité?
C’est clair. Quand on ne peut pas voyager et qu’on doit respecter la distanciation sociale, on se tourne vers le sport, et le golf en a grandement profité.
Crois-tu que ta formation de CPA t’a servi cette année?
Absolument! Au début, quand nos ventes ont chuté, on a élaboré des dizaines de scénarios et de budgets en se préparant au pire. Ainsi, quand tout est reparti, on était prêts pour répondre à la demande, parce que le travail avait été fait en amont.
Et au-delà des chiffres?
Bien, pour moi, les CPA ont une formation d’affaires 360. J’ai dû faire preuve de leadership. J’ai mis mon chapeau de stratège, j’ai motivé les équipes. C’était du sport!
Et est-ce que la pandémie a changé ta vision du rôle de CPA?
J’ai toujours cru que les CPA jouaient un rôle à mi-chemin entre la théorie et la pratique, entre la stratégie de haut niveau et la réalité sur le terrain. Je pense qu’une année anormale comme 2020 va amener plus de gens en entreprise à partager ma vision du rôle du CPA.
Finalement, peux-tu nous partager une leçon apprise durant la pandémie?
Honnêtement, je pense que la pandémie a été une sorte de reality check pour bien des entrepreneurs. Une compagnie, peu importe sa taille et sa feuille de route, ça reste toujours un peu fragile. Personne ne pouvait prévoir ce qui allait nous tomber sur la tête cette année. Il faut savoir où on se tient financièrement pour être agile et prendre des décisions rapidement. La business, c’est comme le golf : quand t’es coincé dans le sable, garde le focus. Tu vas finir par arriver sur le vert!

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