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6 conseils pour éviter les problèmes liés aux successions

Au fil des ans, il arrive que vous développiez des relations privilégiées avec certains de vos clients. Au-delà des états financiers annuels, une relation de très grande confiance s’établit et vous devenez leur principal conseiller. Il n’est donc pas surprenant que certains de ces clients vous demandent d’accompagner leur famille dans le processus de succession. Attention : cette marque de confiance pourrait aussi devenir votre plus grand cauchemar...

  1. Réfléchissez bien avant d’accepter de devenir liquidateur ou co-liquidateur, car vous êtes un étranger s’immisçant dans une histoire de relations familiales souvent complexes.
    Les relations entre parents et enfants sont très complexes. Au moment d’un décès, certaines situations remontant souvent à l’enfance peuvent refaire surface. Sachez reconnaître les conflits familiaux et demeurez objectif. 

  2. En devenant liquidateur, vous pourriez perdre l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de vos mandats de certification.
    Vous certifiez les états financiers des sociétés de votre client. Vous devez donc examiner votre situation relativement à votre indépendance puisqu’en tant que liquidateur, vous possédez en fiducie les actions de ces compagnies tant que la succession n’est pas complètement réglée. 

  3. N’acceptez pas un mandat dépassant vos compétences.
    Même si la demande provient d’un client de longue date, il faut avoir l’humilité de reconnaître qu’il y a des sujets qui ne vous sont pas familiers. Si tel est le cas, soyez clair avec les héritiers et consultez les spécialistes appropriés (ex. : notaire, avocat, fiscaliste). Un liquidateur peut très bien avoir recours aux services de professionnels pour l'aider à régler la succession, sans nécessairement que ceux-ci soient nommés liquidateurs. 

  4. Il y a une distinction entre les honoraires professionnels et les honoraires de liquidateur.
    Comme liquidateur, vous avez droit à une rémunération raisonnable si vous n’êtes pas un des héritiers. Si vous en êtes un, vous pouvez être rémunéré à la condition que le testament le prévoie ou que les autres héritiers en conviennent. Le liquidateur a droit au remboursement des dépenses faites dans le cadre de sa charge. 

  5. Certains héritiers sont très impatients et veulent leur héritage immédiatement.
    Si un héritier vous appelle, répondez à ses questions. Expliquez clairement les démarches qu’il vous reste à prendre et les délais requis. Dans tous les cas, communiquez régulièrement avec tous les héritiers. Informez-les que les délais nécessaires au règlement d’une succession peuvent varier en fonction de sa complexité. 

  6. Une documentation complète vous évitera bien des problèmes.
    Il est essentiel pour un liquidateur de recueillir et de tenir à jour des dossiers complets et détaillés. Le règlement d’une succession comporte une somme importante de paperasse, surtout à court terme. À titre de liquidateur, vous pouvez être appelé à fournir la preuve que vous avez effectué vos tâches de manière compétente et dans l’intérêt de la succession. Plus les dossiers sont complets et organisés, plus vous serez prêt à l’éventualité de devoir vous soumettre à un examen détaillé.

Réfléchissez avant d’accepter de devenir liquidateur, car les clients qui vous font confiance pourraient vous placer sans le vouloir dans une situation intenable. Sachez ce dans quoi vous vous engagez et modifiez vos réflexes. Et rappelez-vous : la gestion d’une succession demande beaucoup de tact, de transparence et de disponibilité!

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